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« La priorité pour le bien être des gens de la mer est que
cette convention soit ratifiée et mise en uvre par le plus grand
nombre possible de pays. En outre, ces jours-ci, on est particulièrement
frappé par la grave situation des milliers dimmigrés venant
dAfrique et dautres pays, qui font la Une des journaux. On estime
que depuis 1988, plus de 8000 de ces « boat-people » ont perdu la
vie pour la seule traversée de la Méditerranée, qui est très
dangereuse. Leur sort ne peut pas nous laisser indifférents et nous avons
le devoir de nous engager activement pour que toutes les personnes et les autorités
locales prennent conscience de cette situation et assument leurs responsabilités
et agissent en conscience en référence aux normes internationales
».
« Nous pensons aussi, ajoutait Mgr Marchetto, au concept de commerce équitable,
qui se développe dans le domaine du commerce international. Est-ce que
le temps nest pas venu de létendre aussi aux conditions de
travail de la profession maritime qui est un anneau essentiel du commerce international
? »
Pour ce qui est de la situation de la pêche, Mgr Marchetto déplorait
« lappauvrissement des stocks, la paupérisation de la profession,
le traitement injuste réservé aux pêcheurs », comme
autant de « questions urgentes » qui « interpellent la conscience
».
Il insistait également sur le fait quil « ne faut pas négliger
» non plus « la question sanitaire, parce quétant donné
la situation dans laquelle vivent les gens de la mer, ils ont considérés
comme une population à risque ».
Mgr Marchetto expliquait en effet que lApostolat de la Mer (AM) est une
uvre ecclésiale, une organisation apostolique qui compte plus de
110 centres pour les marins et les aumôneries présents dans tous
les grands ports du monde.
La seule marine marchande compte, rappelait-il, environ 1, 2 million de marins,
la majorité étant catholiques et venant de pays défavorisés.
Pour ce qui est de la pêche, les personnes travaillant dans le secteur sont
environ 41 millions. On se souvient, ajoutait Mgr Marchetto, que 90 % du commerce
mondial passe par la mer.
« Il sagit donc, disait-il, dun secteur très vaste, mais
aussi dune des professions les plus dangereuses au monde, au point quil
ne se passe pas de jour sans quon parle dune catastrophe et de pertes
de vies humaines ».
« Il ne faut pas oublier, précisait Mgr Marchetto, les croisières
qui sont actuellement en plein développement, avec des navires qui arrivent
à transporter jusquà 3.500 passagers, et 1.500 membres d
équipage ».
« Le petit cabotage aussi et les régates sont en pleine expansion.
En France, par exemple, on estime que les embarcations portuaires sont près
dun million ».
Mais pourquoi un tel congrès ? Mgr Marchetto explique que la coordination
et lanimation internationale de lAM sont assurés par le secteur
maritime du conseil pontifical pour la pastorale des Migrants et les personnes
en déplacement. Nous sommes aidés par huit coordinateurs régionaux
pour tous les continents et tous les océans. Assurer la cohésion
du mouvement est un défi, il est donc très important quà
intervalles réguliers ceux qui sont actifs dans cet apostolat se rencontrent
pour faire le point et réfléchir à leur engagement apostolique
en se mettant daccord sur une même vision pour lavenir ».
En règle générale, ces congrès, précisait Mgr
Marchetto ont lieu tous les 5 ans : le dernier sest tenu à Rio de
Janeiro en 2002.
Pour ce qui est du congrès actuel de Gdynia, Mgr Marcehtto estime quil
sagit dune « réunion importante, fruit dune longue
préparation, et précédée de nombreuses rencontres
au niveau national et régional ».
Il réunit quelque 270 délégués du monde entier, dont
environ 30 évêques, pour la plupart promoteur de lAM dans leurs
pays.
Mgr Marchetto espère que le congrès polonais sera « loccasion
pour lAM de réfléchir et prendre conscience de sa spiritualité
et de sa spécificité au service catholique du monde de la mer ».
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